FRANCE LE ROCK PAS DEGENERE
Magma, Moving Gelatine Plates, Red Noise, Catherine Ribeiro et Alpes, Catharsis, Rhésus 0, Komintern, Ergo Sum, Horde catalytique pour la fin. Jacques Higelin, Brigitte Fontaine, Areski, Fille qui mousse, Mohagany Brain, Semool Mormos : tous ces groupes ont au moins un album à leur actif, et un caractère en commun : ils s'inscrivent en rupture d'un manière ou d'une autre, avec les normes traditionnelles du rock ou de la "pop music", anglo-saxonne ou française, ils affirment une liberté créatrice sans concessions aux impératifs commerciaux, aux conseils éclairés d'un directeur artistique, à l'espoire d'un passage à la radio ou d'un tube de l'été. Et ces groupes ne forment que le dessus d'un iceberg qui plonge dans toutes les villes, dans tous les lycées : les groupes amateurs, les réunions occasionnelles de musiciens, pour le pied, le boeuf, ou la défonce se comptent par centaines ou par milliers.
(...) Il est inévitable que les "vedettes" se détachent du lot, leur succès ne constitue pas a priori une raison de leur cracher dessus. Deux noms emmergent pour symboliser la nouvelle musique auprès d'un public de plus en plus large : Gong et Magma désormais associés au niveau du "management" (une association à laquelle il faut ajouter Nico qui se produit généralement avec Gong)
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Paul Alessandrini